Représentativité : une double victoire… et une bataille qui continue !

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+0,5% aux NAO 2025 CEPNL : mépris et cynisme du collège employeur (19/05/2025)
Représentativité : double victoire pour la CGT Enseignement privé (communiqué du 18/04/2025)

Communiqué CGT-EP
Mai 2025

Avril a marqué un tournant :
deux victoires majeures pour notre syndicat.

D’abord, la justice a annulé les arrêtés de représentativité des branches EPNL et EAP. Ces arrêtés truquaient les règles du jeu en prenant en compte le vote d’agents publics pour des accords ne concernant que les salarié·es de droit privé. Une victoire pour la démocratie syndicale !

Ensuite, la dernière mesure d’audience dans l’EPNL (2021-2024) nous place à 9,03 %. Pour la première fois, nous passons la barre des 8 % et nous devenons donc représentatifs. C’est historique !

Mais derrière cette victoire se cachent de nouvelles manœuvres et un immobilisme coupable.

L’annulation des arrêtés a un effet immédiat : plus aucun syndicat n’est représentatif dans les branches EPNL et EAP. Pourtant, la CGT-EP, comme FO, la CGC et le SUNDEP, ne sont toujours pas conviés aux négociations. On fait comme si rien n’avait changé. Si cela continue, nous irons en justice une fois encore !

Quant à la mesure d’audience 2025, elle n’aura d’effet que si le ministère du Travail la reconnaît. Et là encore, rien n’est joué. Le ministre pourrait décider, comme en 2021, de ne rien faire. Ou pire : reprendre, comme le souhaitent les employeurs, les chiffres de 2017, bafouant une nouvelle fois la démocratie syndicale. Ce serait un déni de justice et un mépris flagrant des salarié·es qui nous ont fait confiance.

Et ce n’est pas tout. Le chiffre des 9,03 % lui-même est fragile : les règles ont changé en cours de cycle, les urnes n’ont pas toujours séparé les votes des agents publics, et ce flou pourrait nourrir un nouveau contentieux.

Alors soyons clair·es : cette double victoire est un tournant, mais rien n’est acquis.
Le pouvoir essaie de gagner du temps, les employeurs cherchent à contourner notre légitimité, et le ministère hésite.

Face à cela, nous devons rester mobilisé·es. Notre progression est la preuve que notre présence sur le terrain, notre engagement, notre détermination portent leurs fruits.

Nous sommes légitimes, nous sommes prêt·es,
et nous allons prendre toute notre place.

 

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