10 septembre Tout·es mobilisé·es (affiche) Une rentrée combative en version pdf Les préavis CGT Simulateur d'impact du budget Bayrou

Pas de rentrée pour l’austérité, les salaires gelés et la casse de l’éducation !
Le 10 septembre, bloquons tout !
Préparons toutes et tous la riposte et ses suites !
En mettant en jeu la censure de son gouvernement le 8 septembre, Bayrou espère peut-être étouffer la colère contre son budget et la détourner sur le terrain parlementaire. Visiblement, il se résigne à être chassé par les députés… plutôt que par la rue !
Il indique surtout que le pouvoir a peur de l’ampleur que prend l’appel à tout bloquer le 10 septembre qui est venu des réseaux sociaux. À nous de le préparer pour être les plus nombreuses et nombreux possible !
Pour tou.tes celles et ceux qui veulent stopper le recul social, nous pouvons en faire une journée de convergence dans tous les secteurs, en la préparant par des discussions, des assemblées, pour débattre des moyens de la lutte et de nos revendications.
Non à ce projet de budget !
C’est une déclaration de guerre des classes à tou·tes les salarié·es, à la jeunesse, aux classes populaires.
- L’année blanche, c’est le gel des salaires et des prestations sociales, une perte nette, un appauvrissement programmé des classes populaires frappées par l’inflation. On n’en peut plus.
- Les 2 jours fériés supprimés, c’est du travail gratuit. Pas question !
- Les 43,8 milliards de coupes budgétaires, ce sont des reculs dans les domaines utiles à la population, y compris la santé, les collectivités locales, l’aide au handicap, les allocations chômage, les pensions de retraite…
- Dans l’éducation, la casse continue de la maternelle au BTS, et c’est la jeunesse scolarisée et tous ceux qui y travaillent qui en paient le prix. Bayrou poursuit le gel des salaires, les suppressions de postes, les effectifs par classe trop nombreux. Après la désorganisation du lycée, il continue la casse du lycée professionnel, la dégradation du collège, la restructuration du primaire… tout est une question d’économie pour donner aux riches.
Il n’y a rien à discuter ou à concerter face à une telle agression.
Non à ce plan au service du CAC 40, des financiers, des multinationales, des milliardaires !
- Le budget militaire continue d’augmenter de 6 milliards tous les ans pour « réarmer le pays », c’est-à-dire préparer des guerres qui ne sont pas les nôtres et assurer la fortune des industriels de l’armement. Aucune arme ne doit aller à l’Etat génocidaire d’Israël !
- Le budget pour les intérêts de la dette augmente aussi. Il enrichit sur notre dos les groupes financiers.
- L’État continue sur la lancée des 211 milliards pour les entreprises (un minimum selon un rapport parlementaire), c’est le plus massif détournement d’argent public pour des profits privés.
Nous sommes les 99 % ! Faisons entendre nos intérêts !
Le mécontentement est profond et le pouvoir craint qu’il explose, comme en 2016 contre la loi travail, en 2018-2019 avec les Gilets jaunes, en 2019 et en 2023 contre la casse des retraites.
Les Retailleau-Darmanin, et leurs concurrents/amis Bardella-Le Pen, au service des riches et toujours prêts à nous diviser avec leur racisme et leur masculinisme, ont peur de l’explosion de colère. C’est le « tous ensemble » pour nos intérêts collectifs qui les feront reculer aussi.
La journée de blocage appelée le 10 septembre est un début, une première étape pour faire entendre nos exigences, pour nous organiser par nous-mêmes pour les défendre.
À elle seule, elle ne fera pas reculer le pouvoir, ni céder ceux qui contrôlent l’économie et s’accaparent les richesses, mais nous pouvons en faire une journée de convergence pour élargir la mobilisation et préparer un autre avenir : contre notre appauvrissement, contre la catastrophe environnementale, contre la folie destructrice des guerres.
Nous sommes les 99% qui faisons fonctionner toute la société et qui enrichissons une minorité. Nous avons la force de bloquer l’économie pour mettre un coup d’arrêt au recul social et porter la perspective d’une autre société. C’est l’enjeu de cette journée du 10 septembre et de ses suites.
Le 10 septembre,
toutes et tous dans les assemblées,
les grèves et les manifestations !


