Fin du parcours Y acté en Comité de suivi de la Voie Pro

Lettres d'infos Lycée pro de la CGT-EP
Réforme du-parcours en Y : il faut savoir arrêter un échec - Communiqué CGT Educ
Compte rendu de l'audience CGT-EP au MEN (16/12/2025)
Fin du parcours Y acté en Comité de suivi de la Voie Pro en version pdf

 

Depuis le 8 janvier 2026, un Comité de suivi de la Voie professionnelle est réuni par le Ministère de l’Éducation nationale (MEN).

Il est composé de l’administration du MEN (DGESCO), des organisations syndicales de l’enseignement public et privé et des associations de parents d’élèves.

Présidé par Daniel Auverlot, il se base sur un rapport de l’inspection générale (2024-2025) et sur les conclusions d’une mission flash consacrée au parcours différencié.

Mission flash sur les impacts des réformes successives du baccalauréat professionnel (rapporteur·ices G. Bannier et J-C Raux)

E.Geffray présent lors de cette première réunion a immédiatement acté l’échec du parcours différencié et annoncé sa suppression pour l’année 2026-2027 … sous sa forme actuelle en tout cas.

Les organisations syndicales du public comme du privé (y compris CGT) ont salué cette décision.
Pour autant, des inquiétudes subsistent sur ce que le ministre prévoit pour les années à venir. Même s’il affirme ne pas vouloir faire une nouvelle réforme de la Voie professionnelle, E.Geffray ne précise pas exactement ce qu’il entend par « maintenir le principe de différenciation selon le projet » (insertion/poursuite d’études).

Pour la CGT, il est essentiel d'abandonner le principe d'un parcours différencié et du tri social qu'il valide entre élèves qui se préparent à l'emploi et cell·eux qui poursuivent leurs études. Il est parallèlement essentiel de protéger les jeunes en travaillant sur le sujet des conditions de travail et de la sécurité en entreprise et sur la mise en œuvre de la carte des formations. Enfin, le statut des enseignant·es intervenant dans les classes en mixité des publics doit être clarifié (sécurité et rémunération des heures).

La réunion du 16 janvier a réuni les organisations syndicales de l’enseignement privé sous contrat afin de faire un point sur leurs revendications. L’objectif du MEN est de finaliser une ébauche de projet avant la période électorale (fin février 2026). Il souhaite que ce travail soit focalisé sur l’année de Terminale. Il apparait que le MEN souhaite moduler l’organisation de cette année en fonction de nombreux critères (choix d’orientation de l’élève, filière, établissement…) ce qui inquiète l’ensemble des organisations syndicales.

En effet, la CGT-EP rappelle que les chef·fes d'établissement de l'enseignement privé sous contrat pourraient profiter de cette "autonomie" pour "interpréter" leurs obligations et passer outre certaines règles (ORS des enseignant·es, cours de 45 min...) ce qui entrainerait une rupture d'égalité entre les établissements et une mise en concurrence délétère.
Sur la question de la mixité des publics, la DGESCO affirme qu'elle dépend de la DGRH ou de la DAF mais pas de ses services.

En vue de la préparation de la réunion du 27 janvier, la CGT-EP a transmis les revendications qu’elle souhaite aborder :

  • Réduction du nombre de semaine de PFMP sur l’ensemble des 3 années de Bac pro
  • Protocole de protection des élèves et apprenti·es en entreprise: des dispositifs pour assurer la sécurité des élèves et apprenti·es par une vigilance accrue ainsi que sur leur préparation
  • Augmentation du volume horaire d’enseignement correct des matières générales
  • Mise en place d’une année passerelle obligatoire pour les élèves issu·es de bac pro souhaitant une poursuite d’études ainsi que pour les élèves à besoin éducatif particulier
  • Dédoublement obligatoire en matière générale (à partir du 21ème élève pour éviter les effectifs à plus de 30 élèves) et en sections tertiaires (à adapter selon les spécialités)
  • Augmentation du volume horaire d’accompagnement personnalisé, en petit effectif : surtout pour les matières générales
  • Abandon du principe d’un parcours différencié et du tri social qu’il valide entre élèves se préparant à l’emploi et cell·eux poursuivant leurs études.
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