9 milliards supprimés ? Attention : INFOX

Enseignement privé : quand la FNOGEC et une partie de la presse propagent de fausses informations !

Non, les enseignant·es du privé ne vont pas perdre leur emploi à cause d’un amendement parlementaire !

 

Le 29 octobre 2026, la commission des finances de l’Assemblée nationale adopte un amendement déposé par le député LFI Paul Vannier, proposant une augmentation de 20 % de la rémunération des enseignant·es*

*Tou·tes les enseignant·es y compris les enseignant·es des établissements privés sous contrat

Pour respecter les règles budgétaires imposées aux parlementaires, l’amendement prévoit un transfert fictif de 8,3 milliards d’euros depuis le budget de l’enseignement privé. C’est ce qu’on appelle un « gage budgétaire » : une opération comptable destinée à rendre l’amendement recevable. Ses auteurs demandent explicitement au gouvernement de « lever le gage », autrement dit de ne pas effectuer cette réduction de crédits.

Le 30 octobre, Pierre-Vincent Guéret, président de la FNOGEC, dénonce pourtant une « déclaration de guerre » contre l’enseignement catholique et agite la menace de fermetures d’établissements, laissant entendre que les familles devraient payer les enseignant·es ou que les élèves seraient renvoyé·es dans le public.

Ces déclarations alarmistes sont reprises par plusieurs médias, notamment BFMTV et le Journal du dimanche, sans que la portée du mécanisme budgétaire soit toujours clairement expliquée.

Le 31 octobre puis le 2 novembre, Paul Vannier dément publiquement cette interprétation, rappelant que l’amendement ne vise pas à retirer des crédits à l’enseignement privé et que ses enseignant·es seraient également concerné·es par la revalorisation proposée.

La CGT Enseignement privé dénonce cette désinformation

Présenter un gage budgétaire comme une décision de supprimer les emplois de 130 000 enseignant·es relève d’une présentation trompeuse des faits. Aucun licenciement, aucune fermeture d’établissement et aucune suppression effective de rémunération n’ont été décidés.

Si le gouvernement ne levait pas ce gage et si la réduction était définitivement adoptée, ses conséquences seraient évidemment graves. Mais nous n’en sommes absolument pas là !

La CGT-EP refuse que l’inquiétude des personnels et des familles soit instrumentalisée pour alimenter une nouvelle guerre scolaire.

Plutôt que de fabriquer des peurs, parlons des véritables enjeux : la baisse des moyens, les suppressions de postes inscrites au projet de budget 2027, les conditions de travail et les rémunérations des personnels, dans le public comme dans le privé.

Ce dont les enseignant·es ont besoin, ce sont des moyens et des augmentations de salaire, pas de fausses nouvelles !

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